Le sort en fut jetté, le 28-07-2007 à 14:43:54

* Lost Love *


Dans un monde lointain, inconnu a nos yeux,
Une lueur s’éteint,
Epuisée d’avoir trop vécue
La lueur d’un amour perdu
S’est éteinte.

Un voile me bandait les yeux sur le chemin de tes sentiments,
Et sans pouvoir réfléchir plus longtemps,
J’ai pris un mauvais tournant,
Le tournant qui ne menait nulle part.

Je tombais dans ce précipice sans fond,
Sans voir qu’au fur et a mesure,
Tu t’éloignais de moi.

Et quand je l’ai remarqué,
Il était déjà trop tard pour revenir.

Ton sourire m’a figé sur place,
A tes côtés, je me sentais nouvelle,
Je ressentais la force de me battre,
Je ressentais la force de pouvoir enfin aimer.

Mais ce sourire qui brillait si fort,
Brille aujourd’hui pour une autre personne,
Et cette personne
Ne sera jamais moi.

Je voulais ignorer qu’il était trop tard pour moi,
J’étais sûre de pouvoir aller contre le temps.

Seulement…
Personne d’autre que le destin
Est capable d’un tel prodige.

C’est pour cela que le malheur existe dans ce monde
Comme dans les autres mondes,
C’est la raison pour laquelle cette peine a percé mon cœur,

Et que dans un monde lointain, inconnu a nos yeux,
Une lueur s’éteint,
Epuisée d’avoir trop vécue
La lueur d’un amour perdu
S’est éteinte.

----------------------------------------------------------------

Poème concernant d'avantage Yukina que d'autres personnages. C'est elle, la romantique, après tout.

...

C'est un vieux poème, il ne me plait plus du tout (je le trouve tellement niais...), mais il faut que je poste des choses qui ne concernent pas Evee aussi.
 


Vos réactions

 

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:37:31  #   (site)

Elle critique mais elle en parle u____u"

Moi j'préfère les poèmes où on voit pas où sont les sentiments, mais ils y sont X3

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 16:32:53  #

Voui, mais elle critique alors c'est bien xD

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:22:29  #   (site)

Mais ca parle encore d'amour, c'est nul ! X'D

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 16:20:56  #

Hihiii j'veux lire celui de Mesu alors ^^

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:18:06  #   (site)

Yukina pas niaise, c'est pas Yukina O.O

M'enfin...

Prochaine fois, y m'en faudra un sur l'Autrice XD (pour ceux de Mesu, j'en ai un ou elle critique les couples de jeunes)

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 16:14:44  #

Rooo ba merde, t'avais qu'à pas faire une Yukina niaise hein ...

Mais c'est vrai c'est beau <3

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:13:25  #   (site)

C'est niaaaaaais, Yukina est niaiiiiiiise X'D
Et ca m'emmerde bien...

Mais merci <'3

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 15:57:40  #

C'est tellement dificile de trouver le vocabulaire ... j'dirai bien que j'adore, mais j'le dis trop souvent ... Va falloir m'aider, j'ai pas trop de mots ... C'est beau ? même si c'est niais, c'est beau ... même si c'est Yuki, c'est trés beau <3

 
 
Le sort en fut jetté, le 28-07-2007 à 15:29:54

*. Ice Queen .*


[ Musique : Tokyo Jihen - Sounan ]


Entrons dans la danse céleste de la glace,
Sous les étoiles gelées, le croissant enneigé de la lune
Dansons, dansons,
Glissons sur le lac pailleté.

Tais toi, oublies tout ce qui t’ennuie
Laisse tes pensées s’envoler au loin,
Dans le blizzard frais de cette nuit argentée.

Tends ta main à la déesse de la nuit
Surtout, ne t’inquiète pas,
Suis ses pas, tu ne pourras pas te perdre.

Elle est encore jeune, mais ce palais de glace
Est déjà son royaume.
Tu pourras y voir toutes ses facettes
Tous ses secrets, ceux qu’elle cache au plus profond d’elle-même.

Mais en attendant, dansons.
Les ténèbres étincelantes de cette fête nous accueillent à bras ouverts
Cesse de te demander pourquoi nous sommes ici.

Tu l’ignores encore, mais moi je le sais
Nous sommes rentrés dans son univers
C’est elle qui le dirige.

Regarde,
Elle n’est pas hostile
Juste joueuse, elle veut simplement te voir danser
Dans son Eden privé, sous les flocons purs.

Elle qui en temps normal est si triste,
Si triste de tout ce qui l’entoure.

Ce soir encore, elle pleure,
Ses larmes éparses s’envolent autour de la scène
Mais voit la douce lumière de son sourire
La délicatesse de ses mouvements.

Elle se plait ici,
Rendons-lui son bonheur en le goûtant
Comme un fruit interdit, un plaisir inconsidéré
Valsons sans retenue.

La vérité est cachée dans ses yeux sombres,
Alors ne t'endors pas encore...

 


Vos réactions

 

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:21:11  #   (site)

J'suis contente, parce qu'il y a que moi capable de comprendre ce truc X3

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 16:20:14  #

Strange oui aussi, mais même tu m'enerves ..
T'es folle xD

Mesuna  le 28-07-2007 à 16:16:42  #   (site)

Merci, j'suis touchée <'3

Baaah là tu pouvais, je sais pas, dire que c'était... euh... strange ? X'D

En plus tu sais quoi ?
A la base, c'est tiré du délire avec Will, mais euh bien bien dérivé X'D

PuPuCcA  le 28-07-2007 à 15:59:25  #

Ok, j'vais changer ...

Tu fais chier !! ...

Ca t'change hein ? xD, nan c'est pas méchant en plus, c'est juste que comme je l'ai dit, j'ai pas de mots, parce que j'repete toujours la même chose donc bon voilà, à toi d'interpreter ce "tu fais chier" ...

 
 
Le sort en fut jetté, le 14-08-2007 à 23:30:40

*. Hitori .*






(mon dieu, le son est pourri d'ici)

Voici un petit oneshot (texte court, ne relatant pas précisement une histoire dans mon cas) réalisé il y a deux ans (ou presque : c'était un Mardi 23 Août 2005), que je juge utile de mettre ici.

Pourquoi ?

Parce que je ne trouve presque rien à écrire en ce moment. Trop chaud. J'ai été trop longtemps (4 jours !) séparée de mon lit. Enfin, ce soir je retrouve mon lit adoré qui m'a tant manqué !
Je suis sûre qu'avec ça, je vais retrouver l'inspiration.

Bon, voilà, donc ce texte a deux ans. Il est assez court et n'a pas de suite.

Je tennais à préciser que le personnage que je décris là n'est, à la base, pas de ma proprieté. (comme ça, rien ne me retombera dessus)

Voilà.

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Un voile couleur sang recouvre le ciel, autrefois bleu. Mes yeux se perdent dans l’étendue du paysage.

Où es-tu ?

Je ressens l’air frais du soir venant glisser dans mes cheveux. Je suis seul ici.

Es-tu seul aussi ?

Le crépuscule fait place à la nuit remplie de milliers d’étoiles. Ma tête levée vers les cieux, je voudrai rester là.

Quand reviendras-tu ?

J’aime les étoiles. Elles sont pour moi les âmes de ceux qu’on a aimé.

Aimer… pourrais-je seulement encore aimer quelqu’un ?
Tout les gens qui passent devant moi m’agressent en me traitant de noms effrayants.

Je passe ma main sur une de mes nombreuses blessures. Malgré le fait que mon corps les effacera, elles laisseront des cicatrices invisibles dans mon cœur, invisibles et pourtant bien plus profondes que je ne le laisserai paraître.

Je ne suis pas comme eux.
Je ne veux pas leur ressembler.
Mais leur coup ne sons rien par rapport à ce qu’ils ont déjà fait subir à mon âme.
Les humains rejettent les êtres différents d’eux. Tant de cruauté… assoiffés de sang, ils ne trouvent d’autres solution que de supprimer ces personnes.
Pourquoi ?
Tout simplement par peur et par jalousie.
La peur dominante que ces êtres les surpassent et gouvernent le monde.
La jalousie d’être inférieurs à ces êtres génétiquement humains.
Ils ne peuvent pas voir l’invisible, ils ne peuvent pas ressentir les esprits des défunts, ils ne peuvent pas comprendre ce que nous sommes. Des « loups », comme ils nous appellent si vulgairement.
Des loups…
Je n’ai pas ma place dans ce monde. Je ne l’aurai jamais. Si nous devons venir à mourir, autant mourir par soi-même que d’être tué.
Pourtant je ne peux pas mourir. Pas avant d’arriver à mon but. Me venger, venger ceux que j’ai aimés, et en particulier l’une des seules personnes que j’ai aimée. Venger ceux qui sont comme moi.
Néanmoins, pour cela, je devrai tuer tous les humains. Les éliminer et bâtir un monde meilleur pour les miens. Un monde que je dirigerai.

La nuit est maintenant entièrement tombée. J’essuie mes yeux mouillés et mes joues humides du dos de ma main. Je vous vengerai un jour, et je pourrai mourir en paix. Un jour…

« Qui es-tu ? »


------------------------------------------------------------------

Ca a dû faire peur à ceux qui ne sont pas habitués, je pense. (remarque, même aux habitués et à ceux qui connaissent le personnage en question)

Je pense avoir exageré certains côtés de sa personnalité (dans la fic, là, il est encore enfant et, hum, "innocent" si l'on veut, mais là je le trouve encore un peu trop... "soumis"), mais on peut me pardonner parce que j'étais encore jeune (13 ans), n'est-ce pas ?


Vous pouvez maintenant critiquer. *se retire*
 


Vos réactions

 

Pupu  le 15-08-2007 à 22:36:53  #

Déjà euh ... la chanson <3

Ensuite le texte, il m'a pas fait peur, mais bizarre je connais pas trop le personnage mais ca me fait bizarre ...
Moi je l'aime bien ce texte, je le trouve bien écrit, malgrés que t'avais 13 ans hein ...

 
 
Le sort en fut jetté, le 05-09-2007 à 15:20:00

*. Silent Wind, Part Four .*

Désolée encore une fois pour l'attente, mais je ne trouvais plus trop la motivation pour écrire. J'espère que ça ne se ressent pas trop dans ce chapitre qui sera important pour la suite des choses.

Tout reste encore assez flou, mais j'éclaircirais tout ça plus tard.

-----------------------------------


    A partir de ce moment là, tout se passa très rapidement. Le voile sombre de la nuit commençait à s’étendre sur le village, la neige à retomber. Hawron et sa femme avaient trouvé un endroit où loger, de préférence assez loin de la petite fille.

En effet, cette dernière les effrayait plus que tout, mais leur inspirait également une certaine haine, mélangée à une grande appréhension. Ce n’était qu’une petite fille pâle et frêle, une petite fille perdue. Mais, par ses yeux insondables et l’acte qu’elle n’eut aucun mal à commettre, personne ne pouvait plus la traiter de « normale ». Ni même d’« humaine », en vérité : ses pouvoirs se rapprochaient d’avantage des pouvoir célestes… ou démoniaques. Personne ne pouvait savoir si cet incendie était volontaire ou « accidentel ».

Personne ne le pouvait, avant que l’incident ne se produise, teignant de rouge les couleurs nocturnes du village endormi sous la pleine lune.

    « Humains. »
Un grand bruit, troublant le silence de la nuit. Un effondrement. Et… plus rien.
« Rien que des humains. Ce n’est pas drôle. »

    Ce fut un réveil dur pour le couple : des cris effrayés retentissaient le long des murs, les forçant à sortir en hâte de leur petit hôtel.

« Je suis sûre que c’est à cause de cette gosse. Voilà à quoi est réduit notre séjour de luxe… » Fit Kazumi avec un long soupir désespéré.

    Ils n’étaient pas seuls à avoir été alertés par les cris : tout l’hôtel (qui était plutôt grand et plutôt chic pour un simple hôtel de village) se précipitait au dehors, où régnait une ambiance angoissante, entourée d’une odeur morbide. Il fallut un moment à Hawron et Kazumi pour se frayer un passage parmi les gens, un autre pour comprendre l’ampleur des dégâts.

    Devant eux, le chaos s’étendait sur des kilomètres. La neige avait fondu, sous les bâtiments ébranlés, plusieurs morceaux de béton sous lesquels se trouvaient des cadavres ensanglantés d’hommes, de femmes, d’enfants… la mort. Personne n’osait approcher, de peur d’y passer également. Jusqu’à ce qu’un téméraire ne se risquât à y mettre un pied. Comme rien ne se produisit, les gens suivirent et se mirent à contempler leurs congénères inconscients, sans oser pour autant les toucher. Certains, plus curieux que d’autres, recherchaient la trace d’un éventuel appareil volant qui se serait écrasé. D’autres pensaient à un attentat. Quoiqu’il en soit, tout le monde ignorait d’où venait ce drame.

« Apparemment, ce n’est que dans une certaine zone du village. Le reste a été épargné !
-    Dieu nous a épargné ! »

Des cris fusaient de toute part. Malgré les cadavres de leurs voisins à leurs pieds, les gens se réjouissaient d’être encore vivant. La police arriva sur les lieux, du moins ceux qui n’y étaient pas passé, pour débarrasser la ville des cadavres. En fin de compte, conscients qu’ils ne pouvaient rien changer, les gens rentraient petit à petit chez eux.

    D’ailleurs… le restaurant n’était-il pas compris dans cette zone ?

« Chéri… nous avons perdu la petite ? »

    On pouvait lire de la déception sur son visage. Même si c’était le sort qu’elle avait prévu pour cette petite, elle aurait espéré pouvoir faire… autre chose avant.

« Nous allons voir si elle est toujours… vivante. »

    Il avait appuyé sur le dernier mot, comme s’il doutait que sa définition de « vivant » était applicable sur la petite, qui avait parfois certains agissements « décalés ». Après tout, un être supérieur, qu’il soit céleste ou démoniaque, ne peut mourir. Mais est-il réellement vivant ?

    Un grand homme s’arrêta devant eux. A constater son visage que les rides commençaient à creuser et ses cheveux grisonnant, il devait avoir passé la cinquantaine. Malgré tout, le reste était impeccable : coiffure classe, vêtements noirs sans une tache rappelant vaguement ceux du FBI, et un chapeau de même couleur sur la tête.


    Plus tard dans la journée, ils s’infiltrèrent dans la zone détruite. Les forces de l’ordre avaient, bien sûr, empêché l’accès à cet endroit, mais rien ne pouvait empêcher Hawron et Kazumi de faire ce qu’ils souhaitaient. Rien. Jamais.

    Ce fut donc comme ça qu’ils se retrouvèrent au restaurant. Il était, bien entendu, complètement délabré. A l’intérieur, l’air était à peine respirable tant l’odeur était nauséabonde : un mélange de sang, de mort, et de nourriture ayant trop cuite.

    La porte de la cave était grande ouverte. Plus téméraire que sa femme, Hawron osa s’y glisser. Au fond de la pièce faiblement éclairée par la lumière hivernale du dehors, la petite était bel et bien là. En effet, comme ils s’y attendaient, elle n’était pas gisante sur le sol avec une marre écarlate autour d’elle. Non, elle était assise tranquillement, le regard dans le vide.

    Ses lèvres remuaient lentement, fredonnant un air qui n’avait rien de rassurant. Puis, elle se leva en chancelant, comme sous l’effet d’une trop grosse dose d’alcool.

« Elle est là. Elle est là. »

    Sa voix étrangement aigue tremblait sur des tons effrayés. Pas vraiment rassuré, le couple s’éloigna. Dieu, s’il existait, avait entendu leurs prières muettes : alors qu’elle s’avançait lentement vers eux, son pied heurta une aspérité du sol, et elle trébucha. Le son de sa tête heurtant le parquet dur de la cave, suivi rapidement par un long silence.

    Dans un effort téméraire, Hawron s’approcha du corps étendu au sol.

« Elle est… »

    Kazumi, qui venait de gémir, était apparemment choquée par la scène. Pendant ce temps là, son mari tournait autour de la petite :

« C’est bien dommage… bien dommage… »

    Il répéta ces mots au moins trois fois, tout en regardant la fille.

« Dans cet état, nous ne pouvons rien lui faire. »

    Puis, se retournant vers sa femme, il ajouta d’un ton grave :

« Va vite chercher les secours, chérie, avant qu’il ne soit trop tard. »
 


Vos réactions

 

Pupu  le 05-09-2007 à 15:43:47  #

Toujours aussi bien, j'aime comme c'est écrit comme d'habitude, j'aime tout, je n'ai pas encore trouvé quelque chose à reprocher, je trouverais bien xD, c'est vrai que c'est plus long aussi <3
Bon et bien, je veux la suite bien sûr ^^

 
 
Le sort en fut jetté, le 09-10-2007 à 18:50:56

*. Silent Wind, Part Five .*




Ough, ca fait un bon moment que vous devez l'attendre, cette suite...
Rien de bien interessant, cette fois, à vrai dire j'ai mis du temps... manque de motivation.

Mais je l'ai faite.
Et après, ce sera plus interessant. (j'espère)

Bonne lecture !

---------------------------------------------------------

~ Fin du Flashback ~


    Ca faisait maintenant une semaine que tout cela était arrivé. L’homme en blouse blanche jeta un coup d’œil vers la malade. Mais il n’avait plus l’air apitoyé de la dernière fois, non, ses yeux renfermaient d’avantage de terreur en voyant le corps de la petite allongé dos à lui, ses longs cheveux clairs aux mèches éparses autour d’elle.

    Ce fut Hawron qui réveilla le médecin de ses pensées.

« Je pense que vous avez compris à quel point elle peut être… dangereuse.
-    En effet, j’ai bien cerné le personnage. Ne vous inquiétez pas, pour l’instant, le choc a été assez violent pour la clouer au lit un bon moment. Je pense que nous n’avons maintenant rien à craindre, mais nous lui injecterons un sédatif si besoin est.
-    Vous êtes formidable, monsieur ! »


Leur entretient fut assez court. Après une poignée de main rassurée entre les deux hommes, le couple rentra chez lui. Ils étaient maintenant presque tous convaincus que cette petite fille incarnait le diable.

Celle-ci était bien éveillée, mais restait paisible, savourant le « calme » de sa chambre. En effet, on ne pouvait pas réellement parler de calme, car malgré la tombée de la nuit, toutes ces machines médicales continuaient à hurler en une chorale macabre. Toutes semblaient obéir à leurs chefs d’orchestre, qui n’était autre que le personnel de l’hôpital avec leurs instruments de torture.

La petite fille se sentait bien seule.


Qui pourrait bien m’écouter, d’ailleurs ?

Je ne suis qu’une petite fille pauvre, démunie… et pour couronner le tout, mon aura était maudite.

C’est à cela que j’en suis réduite, à vivre encore quelques temps dans cet endroit vide et blanc, avec tous les châtiments attribués aux personnes comme moi.


     Son regard se tourna vers le ciel étoilé. Eclairé par l’astre blanc nocturne, son visage paraissait d’un coup plus mature, alors que des souvenirs douloureux parvenaient à son esprit, agrémentés de questions graves.


Ils m’ont fait mal. Je n’aime pas leurs pointes à poison. Cette salle, dont ils me parlent chaque jour, la Salle Ultime, qu’est-ce que c’est ?

Il me semblait pourtant l’avoir vu un jour… elle était grande, oh oui. Très grande. Mais elle n’avait rien de vraiment spécial… ou si, une chose : elle ne contenait rien que des tiroirs, plaqués contre le mur. Personne à l’intérieur. Tout ce que je sais, c’est cette odeur… une odeur étrange, une odeur forte, comme pour en cacher une autre.

Qui y a-t-il dans cet endroit interdit ?

Pourquoi tout le monde m’en parle chaque jour ?

Je n’aime pas cette pièce…

Je n’aime pas ce monde.


     Deux petites goûtes avaient commencé à perler aux extrémités de ses yeux céruléens.

Cette grande chambre me parait tellement vide…




     Ce fut donc avec une totale surprise que les autres découvrirent, le lendemain matin, un lit vide sous une fenêtre grande ouverte. Moment d’incompréhension, un visage inquiet face à l’infirmier.

« Que lui est-il arrivé ?
-    Je l’ignore. Quoi qu’il en soit, nous avons sa situation bien en main.
-    Expliquez plus précisément, je vous prie.
-    C’est très simple : soit elle est en salle de réanimation, soit elle a été transférée vers une autre chambre, et nous aérons cette pièce. »

Bien sûr, Hawron qui n’était pas dupe, se doutait bien quelle était la véritable raison.

L’infirmier partit bien vite, pour une fois, laissant le couple seul dans la chambre vide dont le grand homme inspirait l’air aseptisé. Aussi étrange que cela puisse paraître, son air trahissait une certaine inquiétude, bien qu’il ne le montrât pas ostensiblement. Cette petite, certes, ne représentait que peu de chose pour lui, ainsi que pour sa conjointe, cependant… il y avait autre chose qui les dérangeait.

« C’est ennuyeux. Très ennuyeux. »

    Sa femme le regarda, une lueur de lucidité éclaira soudain ses yeux.

« Mais chéri… si elle est effectivement partie, elle n’a pas pu...
-    Tu as raison. Nous allons finalement pouvoir tester ce nouveau procédé. Ce n’est pas plus mal comme ça.
-    Nous ne la perdrons jamais, de cette manière. Qui sait ? Elle nous sera peut-être même utile.
-    Tu n’as pas beaucoup de compassion envers cette gamine, ma chérie.
-    Comment pourrais-je avoir de la compassion envers une envoyée des Enfers ? Cette fille est une démone. Elle possède des pouvoirs inhumains. »

Sous l’effet d’une idée foudroyante, les yeux d’Hawron s’ouvrirent d’un brusque coup.

« Kazumi… peut-être est-elle… ?
-    J’y ai pensé. Mais si elle l’avait été, je pense que nous le saurions. A moins que ce dispositif soit inefficace.
-    Ce dont je doute fort. Ils n’auraient jamais osé nous faire une chose pareille. »

Puis, avec une sorte de sourire malicieux, Kazumi passa sa main sur les draps qui avaient eu le temps de refroidir avec la nuit.

« Nous verrons bien si ce n’était qu’une vulgaire sorcière ou si, au contraire, ce sera la plus précieuse de nos trouvailles. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, mon chéri. Rentrons, n’oublie pas que nous sommes attendus. »


--------------------------------------------------


Suite très logique, bien entendue.
Dans la prochaine partie, ou dans l'une des prochaines, un autre personnage apparaitra.
 


Vos réactions

 

Mesuna  le 10-10-2007 à 21:06:15  #   (site)

(ouais, c'est chiant "Chéri" X'D)

C'est normal que tu piges pas... enfin non c'est pas normal, toi tu peux deviner °°

Bah déjà on va les laisser tomber, les "méchants" =D

Pupu  le 10-10-2007 à 20:17:53  #   (site)

J'aime bien cette partie même si je comprend pas le dialogue entre Kazumi et son "chéri" ... C'est assez long aussi =D
Enfin ça m'fais penser à des choses quand j'lis le dialogue entre les deux "méchants" mais bon, on verra ...
La suite <3

 
 
 

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